TP10 : Étude d’une maladie métabolique multifactorielle, le diabète de type II

Selon l’OMS, le nombre de diabétiques dans le monde serait aujourd’hui d’environ 246 millions contre 194 millions en 1997. Toujours selon l’OMS, il y aura 300 millions de diabétique dans le monde en 2025.

Prévalence du diabète dans le monde: Nombre de personnes atteintes du diabète à un moment donné.

En France, le diabète touche plus de 4% de la population française. Une augmentation continue de la prévalence du diabète a été observée de 2000 à 2009, estimée à +6,0 % par an. Le diabète est la quatrième cause de mortalité dans le monde.

PROBLÈME : COMMENT LUTTER CONTRE L’ESSOR DE CETTE MALADIE?

 

 

 

 

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Consigne :

Pour répondre au problème :

  • Définir ce qu’est le diabète de type 2,
  • Déterminer les causes de la maladie = étude épidémiologique (utilisation d’un tableur) pour emettre des hypothèses,
  • Savoir choisir ses comportements face à un risque de santé pour exercer sa responsabilité individuelle ou collective.

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Document 1 : Le phénotype [diabète de type II]

Document 2 : Étude épidémiologique

  • Compléter le fichier type tableur « doc_eleve_diabete.xls » et utiliser judicieusement les données en réalisant un histogramme pour rechercher un lien possible entre le diabète de type II et le sexe.
  • A partir des données du fichier « doc_eleve_diabete.xls« , réaliser un graphique pour rechercher un lien possible entre l’âge et le diabète de type II.
  • A l’aide des données du fichier « doc_eleve_diabete.xls« , utiliser l’application « Geoidd » en ligne afin de dresser la carte régionale du diabète (tous sexes et tranches d’âge confondus) en France en 2009. Pour cela, il faut utiliser le fichier « fichier_import_pour_geoidd.xls » qui permet l’import des données dans Geoidd.
  • En comparant vos graphiques et/ou carte avec la carte ci-contre et le graphique suivant , élaborer des hypothèses susceptibles d’expliquer les causes du diabète de type II.

 

 Document 3 : Résultats d’une étude épidémiologique menée chez les Indiens Pimas

Plusieurs études épidémiologiques sont menées chez les Indiens Pima, une communauté restée génétiquement isolée des populations voisines pendant des siècles et présentant naturellement une forte prévalence (pourcentage d’individus atteints, tous cas confondus) du diabète de type 2. Cette tribu indienne de l’Arizona (USA) détient le record du monde du diabète de type 2 : 50% de la population (contre 9% pour les blancs américains), âgée de plus de 35 ans, en est atteint.

 

   

 Document 4 : Du changement en Inde

 Le diabète n’est plus une seulement la maladie des riches citadins(…). La maladie suit le chemin du développement. Voilà pourquoi l’état du Tamil Nadu, l’un des plus développés du pays, est aussi l’un des plus touchés par le diabète. Depuis la construction de routes goudronnées et la hausse du pouvoir d’achat, les agriculteurs ne roulent plus à bicyclette, mais à moto. L’arrivée des tracteurs a réduit l’activité physique dans les champs. Enfin, les barres chocolatées et autres friandises remplissent les cabanons des épiciers dans quasiment tous les villages. Le marché des grandes métropoles est presque saturé et les géants de l’industrie agro-alimentaire s’attaquent aux zones rurales. « Ce changement de mode de vie est particulièrement dévastateur, car la population a une prédisposition génétique », souligne le docteur Mohan (spécialiste du diabète en Inde). (…) En Inde, dans certaines zones rurales, 10% des habitants sont diabétiques, contre seulement 1% au début des années 1970 ».

Le Monde du 12 février 2011

Document 5 : Une banque de gènes établie grâce à des puces à ADN

Afin de trouver un maximum de ces gènes, la France (à la pointe de la recherche en diabétologie mondiale) a mis en place une banque d’ADN de familles diabétiques. Cette banque, la plus grande au monde, regroupe les dons de plus de 2500 individus, issus de plus de 450 familles. Cette banque est maintenue à l’Institut Pasteur de Lille.

Pour identifier ces gènes de prédisposition, on utilise des puces à ADN.

Dans une « puce à diabète », de courts oligonucléotides spécifiques des gènes de prédisposition au diabète – provenant par exemple de la préparation des ARN d’un patient diabétique – sont déposés et fixés sur la surface de la puce. Lorsqu’elle est mise en contact avec un échantillon d’ADN à analyser, les acides nucléiques qu’il contient et qui correspondent à l’expression des gènes de prédisposition ciblés vont s’hybrider (c’est-à-dire former une molécule double brin) avec les amorces fixées sur la puce. Cette hybridation déclenche un signal optique qui est ensuite analysé automatiquement.

On a ainsi identifié 38 gènes de prédisposition au diabète de type 2. Souvent, le lien entre la fonction de la protéine qu’ils codent et la maladie est mal compris. Les études épidémiologiques montrent que le développement de la maladie implique la présence d’allèles à risque de plusieurs gènes qui, pris individuellement, ont un effet faible.

Gène Chromosome n° Fonction de la protéine codée Risque relatif
TCF7L2 Contrôle la transcription de certains gènes 1,35
SLC30A8 Impliquée dans la sécrétion de l’insuline 1,18
THADA 2 Mal connue 1,15
Kir6.2 6 Canal à potassium
Calpain 2 Protéase

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