TP12 – Le début du modèle, l’idée d’une mobilité des continents

Document 1 : Les conceptions scientifiques d’avant Wegener

A propos de la répartition des océans et des continents :

Au XIXème siècle et au tout début du XXème, deux modèles de représentation de la Terre existaient pour expliquer la disposition des océans et des continents et pour expliquer l’évolution de la « face de la Terre » (la genèse des plissements et des reliefs des chaînes de montagnes).

Le modèle de la pomme qui se ride.

Dans son ouvrage, Das Antlitz der Erde (1885-1901), le grand géologue autrichien SUESS pense qu’en se refroidissant la Terre se rétracte « comme une pomme qui se dessèche » ; c’est là l’origine des plissements et des reliefs (les chaînes de montagnes), et des effondrements (les bassins océaniques).

Le modèle fixiste, ou de la permanence des continents et des océans :

Au début du XXe siècle, tous, géologues, paléontologues, géophysiciens, considéraient que les océans et les continents actuels étaient immuables dans leur position et leurs contours généraux.

Presque tous les scientifiques avant 1960-70, imaginaient l’existence de « ponts continentaux », c’est-à-dire de larges bandes continentales éphémères reliant les continents actuels, comme ce « continent afro-brésilien » qui, à certaines époques, aurait relié Afrique et Amérique du sud. Ces ponts n’étaient présents qu’aux moments opportuns et ils devaient s’effondrer ensuite, dès qu’ils n’étaient plus indispensables, jusqu’à 4 ou 5 000 mètres de profondeur pour être recouverts par les eaux océaniques comme celles de l’Atlantique sud entre Afrique et Amérique du sud : bref, c’était le mythe de l’Atlantide. Ce modèle a été, par exemple, longtemps enseigné à l’université de Paris : l’auteur de ces lignes a lui-même été interrogé sur le sujet à l’oral de licence en 1948.

Malgré la publication des idées et des démonstrations proposées par Wegener dès 1912 puis en 1915, confortées et améliorées durant les années 20 et 30, force est de constater qu’à part quelques exceptions, ce paradigme a régné encore pendant un demi siècle.

En 1896, Henri Becquerel découvrait la radioactivité, phénomène qui génère de la chaleur. Et l’on s’est très vite aperçu que les roches du SIAL et du SIMA étaient riches en éléments radioactifs : potassium 40, uranium, thorium. Cela signifiait que la Terre, loin de se refroidir, est le siège d’une importante production de chaleur. La nécessaire évacuation de cette chaleur peut se faire par de lents courants de convection dans un SIMA un peu visqueux : hypothèse proposée dès 1929.

Avant Wegener, La Terre est fixe, la dualité continent océan s’explique par des effondrements, soulèvements et phénomènes isostatiques!

Problème : Comment est-on passé, au début du XXème siècle, de l’idée que la Terre était fixe à l’idée de la mobilité des continents? OU En quoi l’étude en surface peut-elle faire naître l’idée d’une mobilité horizontale ?

Document 2 : Les faits pour une dérive des continents, les arguments de Wegener

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Consignes :

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Document 3 : Un argument, La distribution statistique du relief à la surface de la Terre

Obtention de cette courbe :

Projets de pose de câbles transocéaniques au début du 20ème siècle. Pour cela des campagnes de mesure de profondeur au moyen de câbles sondes sont menées. Transporter un câble sonde de quelques kilomètres n’est rien par rapport à l’exploit du Great Eastern qui mit en place le premier câble télégraphique transatlantique de 3200 km entre l’Irlande et Terre-Neuve en 1866. => Connaissance des profondeurs océaniques sur certains tronçons + connaissances topographiques continentales = la distribution des altitudes à l’échelle du globe. La première représentation  par Otto Krümmel en 1897.

Pour plus d’information vous pouvez consulter le site suivant : http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-distribution-bimodale-altitudes-tectonique-plaques.xml

Pour accéder au document 4, cliquer dessus!

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Exercice complémentaire :

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