Document 3 : Le cas de Lassana Diarra.

Le dimanche 23 mai 2010, Raymond Domenech annonce que Lassana Diarra est forfait pour la Coupe du monde… pour cause de drépanocytose…

Mystère et Bleus de gomme

Au lendemain de la confirmation du forfait de Lassana Diarra pour le Mondial, plusieurs interrogations non élucidées restent en suspens. Si l’on a appris par l’intermédiaire du Real Madrid que le milieu de terrain souffrait d’une drépanocytose, une anémie falciforme, la question de son remplacement et du nouveau schéma tactique de Raymond Domenech reste un mystère entier.

De quoi souffre-t-il ?

Le staff médical des Bleus a tout d’abord évoqué une « maladie imprévisible« , et n’a donc pas voulu communiqué sur la véritable maladie qui affectait le joueur, secret médical oblige. De son côté, le Real Madrid s’est montré plus loquace sur le sujet, puisque, via son site internet, le club a indiqué que le joueur souffrait d’une forme d’anémie, la drépanocytose. Cette dernière est une maladie génétique qui entraîne une modification de la forme des globules rouges et affecte donc le transport de l’oxygène dans le sang. Un mal qui se révèle parfois en altitude et qui est donc sorti de sa boîte lors de l’expédition tricolore sur le glacier de la Grande-Motte, qui culmine à 3032 mètres, et qui a provoqué chez le joueur de vives douleurs intestinales. Lassana Diarra va désormais subir de nouveaux examens dans un hôpital lyonnais, avant de devoir prendre une quinzaine de jours de repos.

L’éclairage du Dr Damien Mascret, consultant pour Europe 1:

« La drépanocytose est maladie héréditaire, caractérisée par une déformation des globules rouges car l’hémoglobine est perturbée. Le problème est que cette hémoglobine, qui constitue nos globules rouges, se gélifie et, du coup, les globules rouges n’arrivent plus à passer les petits capillaires, et ça fait mal bien sûr. L’une des conditions qui favorise cette déformation, c’est le froid et l’altitude. Lassana Diarra souffre d’une forme mineure de la maladie. Il a sans doute eu le gène de l’un de ses parents, et non pas les deux, du coup dans les situations habituelles, ça ne s’est pas manifesté. Mais là, avec la chute de la pression d’oxygène, l’organisme n’a pas pu s’adapter. Si les formes légères de la maladie n’empêchent pas de faire du sport, à condition d’éviter la déshydratation, l’altitude et les efforts physiques prolongés et  intenses. La survenue des crises peut être totalement imprévisible donc on  comprend que le staff médical soit très prudent aujourd’hui. »

Le 23/05/2010 Par Benoît CONTA

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